On est un certain nombre à avoir envie, en théorie, d’aller voir au moins une fois les Enfoirés en concert. Mais chaque année, pour dénicher une place, c’est mission impossible. Connectés non stop sur les sites, rafraîchissement de page, trois copains qui essayent en même temps, chou blanc pour tout le monde…

Cette année, j’ai eu plus de chance (une copine débrouillarde qui ce jour-là avait le temps de s’y pencher), et je suis donc allée à Bercy pour la représentation numéro 2 (le lendemain de la générale, l’avant-veille du « vrai » tournage). La place en gradin étant assez chère, nous avons opté pour des places en fosse. Bonne idée, surtout si on a l’intention de danser un peu, etc. (nous verrons un peu plus tard que finalement non, ce n’est pas une bonne idée du tout !!!)

Et, quelques mois après l’achat des billets, nous voici en route pour Bercy.

Le concert commence pile à l’heure. Personnellement, je n’avais jamais vu ça. Je ne sais pas si ça a été le cas tous les soirs, mais j’ai été surprise de voir les lumières s’éteindre à 20h pétantes ! Quelques images des concerts des années précédentes défilent, avant que la troupe ne déboule sur scène pour chanter la première chanson. Le décor, les costumes sont là, les artistes ont la pêche direct, et la transmettent à leur public. A la suite du premier morceau apparaissent Michèle Laroque et Mimie Mathy, qui commencent le premier sketch. Jusque là, on s’imagine vraiment que ça va ressembler exactement au spectacle qu’on a l’habitude de regarder à la télé.

Enfoirés 1

Malgré le côté très minuté, travaillé et maîtrisé de l’ensemble, on sent dès le début la grande part d’improvisation, que les artistes se permettent puisqu’a priori le spectacle de ce soir ne sera pas celui diffusé (quelques prises si elles sont réussies, peut-être !).

Le premier tableau terminé et le premier sketch réalisé, les décors doivent changer. C’est là que l’on comprend la machinerie compliquée qui se trouve derrière tout ça. Les artistes prennent leur temps pour enfiler leurs costumes, les techniciens font ce qu’ils peuvent, mais les décors à bouger sont toujours volumineux, lourds et complexes.

On doit alors attendre… Parfois 10 minutes, parfois 20, parfois plus… Heureusement, et à la surprise générale, certaines pauses sont encore plus agréables que le spectacle en lui-même. Les artistes se dévouent pour distraire le public ne sachant pas quoi faire de lui (à part quelques olas…) : Patrick Bruel vient chanter « Casser la voix » juste avec sa guitare, Pascal Obispo s’amuse avec « Allumer le feu », Jean-Louis Aubert nous fait un « Ca c’est vraiment toi » explosif (le meilleur moment du spectacle, et de très loin, pour moi), Garou et Patrick Fiori viennent chanter « Belle« … On attend Goldman, qui ne vient pas… En tout cas pas ce soir-là, puisqu’il a interprété « Famille » quelques soirs plus tard.

Enfoirés 2

A l’aide d’envoyés spéciaux présents à d’autres dates 😉 on comprend vite que les spectacles se suivent mais ne se ressemblent pas. Ce qui donne à la soirée un côté inédit très plaisant. On ne sait jamais à quoi s’attendre. A part le côté « poireautage interminable » et « pieds très très très douloureux », qui est commun à chacun !!! La fosse est définitivement une mauvaise idée. Debouts et serrés de 19h30 (heure d’arrivée pour avoir une place correcte) à 1h du matin… On ne fera pas ça tous les jours…

Autre chose que l’on ne sait pas en regardant les diffusions : les artistes ne sont pas les mêmes chaque soir, car ils se relaient. Je suppose qu’ils auront l’air beaucoup plus nombreux à la télé. Ils étaient une quinzaine, je pense, pas plus. Pour n’en citer que quelques uns : Jean-Jacques Goldman, Michèle Laroque, Mimie Mathy, Garou, Christophe Maé, Shy’m, Jenifer, Lorie, Amel Bent, M. Pokora, Zazie, Zaz… (je n’ai pas forcément cité les plus malins… On se serait bien passé des passages trop fréquents de Maé, Pokora et Lorie, par exemple, si vous voyez ce que je veux dire…)

Ils interprètent entre autres leur single inédit « Attention au départ« , ainsi que des classiques tels que « Famille » (JJ Goldman), « Place des grands hommes » (P. Bruel), « Fils de personne » (J. Hallyday), « Fais pas ci fais pas ça » (Dutronc), « Morgane de toi » (Renaud), « Someone like you » (Adele), et bien sûr leurs éternels medleys thématiques

Enfoirés 5

En conclusion, j’ai beaucoup aimé découvrir l’envers du décor. Voir comment cela se passe lors des représentations live. J’ai été un peu déçue du côté très laborieux des changements de tableaux. J’imaginais cela plus fluide… Mais rien n’est parfait. Les artistes sont très en forme pour compenser tout ça : ils sont contents d’être là et cela se ressent. La communication avec le public est constante, et plaisante. On en ressort très tard, très fatigué, mais avec l’impression d’en avoir eu pour notre argent ! On y retournera, mais dans les gradins, cela va sans dire… !

Un bon point pour la « Chanson des Enfoirés » interprétée en final, les artistes debout sur une estrade installée en plein milieu du public, en compagnie de bénévoles. Un moment fort et très agréable.

Enfoirés 3