Yellowcard et moi, c’est une histoire récente. Découvert avec leur avant dernier album sorti en 2011, je suis de suite tombé sous le charme. Depuis, trois concerts en France sur trois (reviews des concerts 1 et 2)où j’ai répondu présent et à chaque fois, un plaisir immense.

Yellowcard est le genre de groupes plutôt connu et accessible… mais vraiment accessible. Enfin surtout monsieur Sean Mackin, le violoniste du groupe. Ce mec est une crème. A chaque concert, que ce soit avant ou après, il sort partager avec le public. Si on achète à ça, qu’il a eu subi une opération pour un cancer de la thyroïde, on peut comprendre que les fans étaient présents pour le soutenir dans l’épreuve tout le long. La preuve ce jour-là avec un carton de cupcakes aux couleurs du groupe dont un où « Strong FFor Sean » est inscrit dessus.

Il est 15h quand j’arrive au Bataclan. Une dizaine de personnes attend et ce ne sera que vers 19h que le public arrivera vraiment en masse.
18h30, je suis conviée par Muriel de Yellowcard France pour interviewer le groupe. Grande classe. Nous sommes une petite dizaine pour la table ronde et Sean et Ryan Key, le chanteur du groupe, nous attendent. Très décontractés et vraiment intéressés par nos questions, les deux membres du groupe se permettent même de demander le silence total pour nous.
Muriel tente de donner un cadeau à Sean : une bouteille de vin. Celui-ci répond qu’il s ne boivent pas avant les concerts. Que nenni, et après ? Mais il refuse le cadeau, du moins pour l’instant.
Après l’interview, nous sommes les premiers à entrer dans la salle. Aucune barrière n’est installée, et la scène assez haute n’est pas aussi accessible que celle de la Maroquinerie. La salle ne se remplira pas très rapidement, l’attente est assez rapide vu qu’à peu près tout le premier rang discute.

La première partie est assurée par le groupe suédois Like Torches, un groupe de rock très énergique. Le son est très mauvais pendant la première chanson, le micro est HS, la batterie est sur vitaminée, en gros, un premier quart d’heure de batterie nous est offert. Le chanteur se permet de venir à dix centimètres de nos têtes et même les secoue d’une main énergique.
Pour l’une des dernières chansons, grosses surprises, Yellowcard vient s’agiter avec des guitares sur la scène. LP prend un micro qui traine et gueule dedans. Gros bordel devant nous mais joie immense du public qui se réveille. Dernière surprise, le groupe doit boire une Smirnoff Ice le plus rapidement possible. Le batteur se fera huer et nous assènera un beau fuck ^^
30 minutes plus tard, le set est terminé, la salle est prête pour la soirée.

Une annonce vient nous surprendre, le groupe suivant, Set It Off,  nous demande d’être de dos pendant les premières secondes de leur set. Etonnés, nous nous exécutons, on se retourne et là ! Quelle surprise ! Rien… en fait personne n’a compris le truc. Perso, je pensais qu’on avait Like Torches revenu sous un autre nom mais même pas. Bref, le groupe est tout aussi énergique que le précédent et dans un style proche si ce n’est encore un poil plus core. Le chanteur est une pile électrique et va de part en part de la scène saluer, échanger avec le public. Par malchance, j’ai en face de moi le bassiste qui sent le fennec. A chaque fois qu’il s’approche, une vague nauséabonde vient envahir mes narines. Outch.
Gros show nerveux, cette seconde partie se termine en apothéose avec LP le batteur de Yellowcard qui vient en featuring sur une chanson. Le public l’acclame. Pour terminer le set, ce n’est pas moins que tout le groupe Yellowcard qui vient installer une table de bistrot avec verres et bouteille de vin au centre de la scène (et Sean qui nous dit qu’il ne boit pas avant le concert…). Ils dégustent leur verre alors que Set It off jouera leur dernier titre. Scène totalement surréaliste, cette « prank » vient ponctuer une soirée sous le signe de la bonne humeur puis que c’est la dernière date de la tournée Européenne de YC.

©Instagram

Les deux groupes ont vraiment bien mis le feu sur scène et nous prépare pour le gros morceau avec Yellowcard dans quelques minutes. Peu d’attente, la température ne descend pas et Ryan Key vient ouvrir le bal avec cette putain de chanson, Awakening. Ryan Key a un petit mot pour nous, lui qui reste peu prolixe durant les concerts le voici alerte. Il nous demande comment on se sent quand on sait que nous sommes le dernier public de la tournée. Awakening commence avec une lumière sur lui, quand l’introduction est terminée, toute la scène s’illumine pour faire apparaitre le groupe. Gros début !
Sean Mackin est déjà aux aguets et proches des fans. On découvre Josh Portman, depuis le départ du bassiste Sean O’Donnell l’année dernière.
Pendant une bonne heure, le groupe mettra le feu et enchainera les tubes comme Lights and Sounds, Breathing, Believe et Way Away. Niveau nouvel album, Surface Of The Sun, Rivertown Blues ou encore Southern Air seront jouées. Je laisse ma place à une fille pour qui c’est le premier concert. Elle avait le nez sous mon aisselle et tenter d’atteindre Ryan Key avec sa petite mimine donc je l’ai laissée passer. Dommage, j’avais l’impression qu’elle était ma groupie.
Mackin et même Key seront souvent là à échanger des poignées de mains ou des regards avec le public.
LP nous gratifie d’un solo le temps d’un break pour les autres membres. La dernière partie du set sera folle. Sur Southern Air, Set It Off et Like Torches arrivent en caleçon, installent une table de beer pong et s’agitent à moitié à poil. On oublie presque la chanson. Mackin prendra certains caleçonneux pour les balancer dans la foule…
Only One arrive et là Ryan Key explose de rire. La régie lui met le cri de la chèvre à chaque refrain. En revoyant les vidéos, on entend vraiment ce cri dans la salle ! Il ne peut plus chanter, le leader de Set It Off reprend le micro et termine la chanson. C’est dans une bonne humeur indescriptible que le groupe tente de terminer le set avec Ocean Avenue. Le groupe remercie tout le monde, nous demande de remercier la régie, de souhaiter bon anniversaire, bref, il communique avec son public et c’est énorme. LP viendra vers nous pour prendre la banderole qu’une fan avait confectionnée exprès pour l’occasion. Comme l’année dernière, LP récupérera la banderole avec le sourire.

Quoi de plus à raconter ? Encore une fois Yellowcard produit un concert de qualité, énergique, mouvementé et communicatif avec en bonus des participations bien décalées des autres groupes. L’after ne sera pas en reste avec certains membres qui n’hésitent pas à venir pour signer ou poser. Il y a quelque chose en plus chez ce groupe. Sean se rappelle presque de tout le monde. D’ailleurs vers minuit, je reconnais un contact Facebook, je m’approche et celle-ci est en pleurs et m’explique qu’elle est touchée par la personnalité et l’amitié de Mackin depuis dix ans. Ce dernier est venu vers elle et ses amies avec une photo d’elles et lui pour qu’elles la lui signent. Joli geste !

On terminera en beauté avec la petite bande de Yellowcard France et Muriel qui proposera la bouteille de vin à Mackin qui acceptera de partager un verre. Dans les autres bonnes nouvelles, Ryan Key sortira enfin de sa tanière pour poser et signer. Quelle soirée mes amis ! Ce n’est pas tous les jours qu’un groupe plutôt reconnu de la scène rock est aussi proches de ses fans.

 

Photo par Sean Mackin