Retour de la série pour une sixième saison! Après une saison 5 très moyenne où la série retombait dans un schéma vu et revu, où les histoires avaient peine à avancer, Californication avait terminé sa saison sur un cliffhanger de piètre qualité.

Hank se retrouvait drogué aux prises avec Carrie alors qu’il avait quasiment renoué avec Karen.
On retrouve Hank à l’hôpital avec Karen à son chevet et Carrie mal en point. En deux scènes et demi, tout est zappé pour s’articuler encore et toujours autour de Hank et de son égo.
Le personnage a cependant une fâcheuse manie à être incohérent avec sa psychologie. Il semble que la drogue fasse encore effet puisque c’est un Hank quasiment perdu, nourri à la bière et ayant sa tête dans son cul qui évolue sous nos yeux. Etrange sensation de voir ce personnage si à l’aise avec son état de salopard devenir presque une loque humaine buvant son urine et ne bougeant pas son petit doigt, bref devenir dépendant d’un état lamentable. Oui c’est drôle mais ça n’est pas crédible. C’est le point de départ pour que ses amis (Runkle, Karen, Becca et Marcy) lui ordonne de prendre sa vie en main (ce ne sera que la 5ème fois) et d’intégrer un centre d’alcooliques anonymes.

Parlons de suite du couple Karen / Hank qui est simplement utilisé ici comme gimmick bourratif où l’on revoit leur première rencontre aux allures de rêveries. Inutile, cet artifice ne sert absolument aucun personnage, intrigue ou quoique ce soit.

Du côté de son entourage, Karen et Marcy sont colocataires. L’idée est intéressante et promet de bons moments si les scénaristes veulent vraiment exploiter le concept. A voir donc…

Becca révèle à Hank qu’elle veut devenir écrivain. Hank est terrifié et le spectateur dans l’expectative. Comment un personnage qui a été développé par à-coup et qui n’a jamais vraiment brillé par ses story lines peut devenir écrivain et avoir un poids cette saison ? A voir, très curieusement, c’est le personnage qui pourra vraiment évoluer et devenir intéressant là où en saison 5 elle naviguait constamment entre attraction / répulsion avec son père. Charlie Runkle, lui, ne change pratiquement pas, l’épisode ne lui rend pas honneur et il est encore sans évolution.

Ils n’en auront jamais marre,je crois.

Si l’année dernière RZA jouait un personnage insupportable qui évoluait dans un univers rempli de clichés sur le rap, c’est au tour du milieu du rock de se voir montré du doigt avec Atticus Fetch, rockeur de son état avec l’attirail qui va avec (sexe, drogue, argent) qui est introduit. Charlie annonce à Hank que son livre va être adapté en comédie musicale ! L’idée est lancée puis.. oubliée.  Ce sera sûrement le fil rouge irritant de cette saison si son traitement est comme celui de la saison précédente à savoir décousu.

L’épisode démarre la saison sur des bases intéressantes mais pas encore assez solides. L’épisode 2  nous en dira sûrement plus si Kapinos arrive enfin à devenir constant. En tout cas, cet épisode arrive à être drôle, rythmé et présente des idées intrigantes (ou des intrigues idé… euh)

Et Hank nous délivre encore un MOTHAFUCKA jouissif