Cameron Crowe est plutôt bien aimé du coté des cinéphiles. Ses films orientés character-driven, c’est à dire avec des personnages qui portent vraiment l’histoire ont tous reçu de bons échos, de Jerry Maguire à ElizabethTown ou Vanilla Sky.

Privilégiant surtout les personnages et les relations à un scénario dantesque, Crowe offre avec Presque Célèbre, un voyage dans les années 70 et plus particulièrement dans le monde musical : deux raisons de se pencher sur le film.

Sexe, drogue et rock n’roll sont les trois mamelles des films de ce genre pour la plupart des gens. On retrouve William Miller, jeune ado fan de musique qui va se retrouver pistonné pour écrire dans le magazine Rolling Stone. Il suivra Stillwater pendant leur tournée et deviendra un membre à part entière malgré son jeune âge. Entouré du groupe et de quelques suiveuses / groupies (dont Kate Hudson), William Miller va apprendre la vie à travers les Etats Unis.

Je ne savais rien du film et pensais que c’était avant tout la vie d’une jeune hippie, rien de tout ça. On suit un jeune garçon dans un monde quelque peu fermé avec ses rêves et les désillusions qui els accompagnent. Autour de lui, Kate Hudson joue une groupie parfaite, Zooey est de passage mais Jason Lee et Billy Cudrup s’en sortent plutôt bien en rockeurs de seconde zone.

Le spectateur est content pour lui et on se plait à le voir évoluer dans un monde de « grands », rempli d’interdits.  Enfin « interdit »… le film reste assez calme là-dessus. Il ne franchit pas la ligne du politiquement incorrect, les groupies restent sages, les rockeurs sniffent de la colle, tout est assez sage.

Malgré tout, le film est une comédie agréable sans réelle fausse note. Tout semble inoffensif mais la fable est jolie. Le garçon s’en sort bien, aucune catastrophe n’est vraiment là et cela restera comme une parenthèse dans l’histoire de la musique américaine. Est-ce l’histoire d’une légende incomprise de la musique ou plutôt une parenthèse enchantée de l’histoire de la musique rock ou est-ce simplement une jolie histoire d’un rêve de gosse qui côtoie des étoiles éphémères ? Le rêve américain à échelle humaine, c’est encore possible !