Le duo Kad & O revient avec la suite de Pamela Rose qui avait attiré un peu moins d’un million de spectateurs il y a dix ans.

Comédie culte pour beaucoup, Pamela Rose fut un peu l’apogée de l’humour Kad & O et le début d’une longue et prolifique carrière ciné pour monsieur Merad.

Autant le dire de suite, Pamela 2 est un film bon enfant, agréable mais lourd. Non je ne suis pas contre l’humour de Kad & O au contraire mais là il ne fonctionne pas. C’est assez laborieux dès le début avec vingt premières minutes pénibles où le duo tente de faire vivre des personnages entre trois blagues, à moins que ce ne soit l’inverse. Toujours est-il que l’on rit à peine, que l’on sourit quand même.

La cohérence des vannes et des détournements va de paire avec le timing de celles-ci. Ici, tout semble collé au dessus d’un scénario assez mince. En effet, protéger la présidente d’un Guy Lecluyse en « grande forme » n’est pas des plus excitants.

La brochette de seconds rôles peine à coexister malgré un bon Laurent Laffitte et un Omar Sy assez transparent. Kad & O s’en sortent bien mais on ressent un peu moins de folie que pour le premier film. Est-ce l’effet « le temps passe » qui a été voulu ?

Dans toute parodie il y a toujours une scène qui sort du lot, scène improvisée out totalement hors propos, ici ce sont plutôt des cènes un peu longue,. Le match de catch est d’une inutilité rare tout comme le gag de la porte qui grince un poil longue et convenue. Certains gags fonctionnent dans la longueur comme celle sur Air Force One alors que d’autres sont déjà ratées dès le départ comme le flashback sur Linda et Bullit où le spectateur devinera tout bien avant la conclusion.

Que dire de plus si ce n’est que le film reste plaisant mais n’atteint pas vraiment l’hilarité. Il faut être très bon client pour entrer dans le délire. Je me suis ennuyé à cause d’une lourdeur sensible et un manque de rythme.

Si la suite est surtout une commande de producteurs, on a du mal à voir une réelle motivation à fournir des scènes cultes. La meilleure blague est tout à la fois et sur Coldplay, c’est dire.