Charlie est la meilleure amie de Boris, Elie et Maxime, trois hommes d’âge et de situation différente. Quand elle meurt, les trois décident de faire le voyage promis à la jeune fille, vers la Corse. De Paris à l’île de Beauté, nous allons suivre leurs mésaventures et voir comment surmonter le deuil.

Le pitch parait banal et après visionnage, je ne suis pas déçu. Je m’attendais parfaitement à tout ce que le film allait raconter mais ça n’a pas entaché mon jugement. Les comédiens, la musique, le scénario ont réussi à me convaincre et à me faire croire à cette histoire.

Ce n’était pas gagné, Demaison n’est pas le top de la crédibilité en personnage dramatique mais il remporte rapidement l’adhésion avec un ton souvent juste. Duvauchelle est d’un naturel troublant. Avec son faux air de méchant, il arrive à rendre son personnage épais et attachant. Le petit nouveau Pierre Niney est d’une spontanéité et d’une naïveté déconcertantes, la révélation du film assurément. On rit souvent et c’est déjà un gage de qualité. Me faire rire est assez dur alors quand un film y arrive, je ne peux que « plussoyer » 🙂

Comme des frères

Melanie Thierry assure efficacement la caution pathos avec un jeu bien nuancé. L’éternelle révélation aux Césars est attachante et apporte pas mal de fraîcheur dans ses séquences.

La construction du film est simple, à l’aide de flashbacks, on en apprend un peu plus sur la relation qu’entretenaient les garçons avec la jeune fille. Et si on peut sortir la liste des lieux communs de ce type de films (scène de chant, de danse, de souvenirs, de vidéos, de triangle amoureux, de rire/larme, d’engueulades), le procédé reste quand même bien utilisé. Le trio d’acteurs / personnages est vraiment bons, les répliques fusent avec une efficacité redoutable et le script n’oublie jamais son passif et ses codes.

Un road-movie généreux, humain, qui n’oublie pas ses personnages même si le script en fait un peu trop dans l’empathie avec des séquences peut-être un peu trop artificielles comme sur la vie amoureuse de Boris ou la figure paternelle d’Elie. Le film aurait besoin de dix minutes en moins pour vraiment être fluide.

Comme des frères

En somme, Comme Des Frères réussit à faire d’une histoire cousue de fill blanc une vraie aventure humaine avec de l’amitié, de l’amour, des scènes drôles et un quatuor d’acteurs qui élèvent le tout. Une très bonne surprise ! Le genre de comédie qui, avec Radiostars, continue de tenir ses promesses.