Si on connait l’humour de MacFarlane, on sait que l’on va avoir une heure et demie de références à l’Amérique que le français non alerté ne captera pas. Heureusement l’humour trash a un public un peu plus large et les pets ont un langage universel.

Il serait douteux de résumer le film à de la trashitude mais globalement niveau gags, c’est un ratage. Au-delà du postulat de départ, le film n’offre ni plus ni moins qu’une succession de punch lines peu originales rythmées par des références que le commun des mortels ne captera pas. et fera passer le film pour un « truc de geeks ».

Qui connait Corey Feldman, Frankie Muniz, Tom Skerritt, Sam Jones ? Qui sait que la scène parodique de Saturday Night Fever est une parodie de la scène déjà parodique de Airplane! ? Qui a reconnu le thème de Star Wars et de K-2000 dans le téléphone de John ? Qui a tilté sur la raison pour laquelle on entendait le thème de Indiana Jones ? Qui s’intéresse à Cheers ?

J’ai ri à la référence sur Van Wilder et je crois que j’étais le seul 🙁 Il est dommage de voir des références qui tombent à plat pour le plus grand nombre.

Il serait aussi méchant de résumer le film à ça, cependant il est laborieux. Il n’y a pas vraiment de scènes mémorables et certaines scènes sont laborieuses comme celle du diner à 4 pas franchement drôle, ou encore la fête avec Sam Jones où tout le pan hommage à Flash Gordon est clairement hermétique pour ceux qui ont une sainte horreur des revivals et des nanars.

Oui Ted est sympathique, on sourit souvent, ça part dans tous les sens mais on sent que les idées manquent et je donnerais ma main à couper que les personnages du père et son fils sont un ajout pour tenir plus d’une heure et demie. La scène de la poursuite est dix fois trop longues, doublée par un faux suspens accompagné d’une musique d’une nullité absolue.

Si le film parodie un peu les jolis contes de fées, il tombe malheureusement dans les clichés du genre avec une fin assez cucul. Les studios ont-ils eu leur mot à dire?
Le script a aussi quelques faiblesses, (quand Ted atterrit dans al voiture du père et de son fils, jamais il ne sera retenu pour ne pas qu’il se sauve. Les portes s’ouvrent par magie alors qu’il faut un mètre mais chez l’enfant, il doit prendre une chaise) et un problème de rythme. A part le personnage de Rex (joué par Joel « Jeff Winger » McHale) aucun n’a vraiment d’épaisseur, je cherche encore pourquoi Laura Vandervoort a été engagée, pourquoi les collègues de Lori sont toutes des bombasses si ce n’est pas pour les « utiliser » comme telles (on est à Hollywood bordel). Il y a vraiment des chose qui m’ont géné sur ce film… Nora Jones.. qu’est-ce qu’elle vient foutre là-dedans ? On en reparlera dans dix ans mais ce film est beaucoup trop ancré dans son époque pour avoir un écho dans les prochaines années.

Bon il y a de bonnes choses, l’humour trash fonctionne un peu, Ted est très bien fichu et l’histoire est « belle » et j’ai cru qu’avec la magnifique intro de début que Ted allait être une ode à l’adulscence avec un second degré permanent. Il reste une version MacFarlanisée de Paul. Quand on voit le succès des deux films ( 40 millions pour Paul, dix fois plus pour Ted) on se demande à quoi pense le public US.

Et puis merde, on ne se moque pas de Brandon comme ça 🙁