Comment une dizaine de personnages vont se débrouiller pour de démerder de leurs tracas ? E si tout était lié?

Sur ce postulat, 11:14 propose un film chorale où les histoires s’entrecroisent. Ce scénario non linaire est intéressant quand il est bien fait. Rarement j’ai vu ce concept mal foutu, il y a toujours un petit côté gadget qui fait du bien.

On comment à11h13 et on finit à 11h14… Oui mais les 5 chapitres reculent de plus en plus dans le temps et on voit qu’une seule et même eprsonne est la conséquence de tout.

De l’humour il n’y en a, et de l’humour noir ! Cest un plaisir coupable de voir ces personnages dans une merde pas possible et jamais on n’est empathique  Etrange sensation que de ne pas vouloir que le personnage s’en sorte. Les mésaventures sont plutôt glauques et joyeusement morbides pour certaines. La force est de faire tenir tout ce petit monde sur deux ou trois routes de cette petite ville. L’absence de figurants renforce cette idée d’intimité nocturne et de ville perdue, hors du temps véritablement.

Le cast est efficace, c’est un pot-pourri du cinéma indé US avec l’ancien gamin star (Henry Thomas, ET), l’actrice reconnue (Hilary Swank), l’acteur ringard (Patrick Swayze), les jeunes espoirs (Colin Hanks, Ben Foster, Shawn Hatosy, Rachael Leigh Cook, toujours aussi mignonne, surtout en jupette) et on retrouve même le méconnaissable Jason Segel (Marshall dans HIMYM) avec bien 20 kilos de moins).

11:14 est nerveux sans être hystérique, rythmé sans être répétitif et le montage est plutôt bien trouvé pour entrecouper les chapitres. C’est beau, c’est frais c’est à découvrir lors des longues soirées d’hiver !