Splice (2010) de Vincenzo Natali (Cube) avec Adrien Brody (Detachment)

Après l’intrigant et culte Cube, l’étrange Nothing et le « jelaipasvu » Cypher, Natali propose Splice, sorte de La Mutant vs La Mouche.
Deux scientifiques créent une créature mutante possédant les gènes de plusieurs animaux et d’un humain.
Les incrustations de la bestiole sont très moyennes et quelques fois j’ai l’impression qu’ils ont oublié de faire le travail de retouche sur la tête de Dren jouée par Delphine Chanéac.
Sinon film assez moyen, l’ambiance baba cool dans le labo me gêne, il y a une sorte de propreté, de lissage de l’image qui jure avec le reste. Et finalement j’ai l’impression que Natali tente de rajouter des scènes qui se détachent de l’aspect propre. Le combat des deux créatures est too much, surtout son final un peu ridicule et pas du tout impressionnant. En allant dans le ridicule, les ailes de Dren dans la scène du toit est limite… En gros, le script est bancal. Après il ne reste pas grand chose, on ne ressent pas trop l’aspect transgressif de leur expérience, le frère voit la créature, il se barre et personne ne le retient… Ils ont confiance… Film râté, dommage il y avait matière.

 

Les Boloss (The Inbetweeners -2011)

Issu de la série télé anglaise, le film est avant tout une succession de clichés, de scènes déjà vues, de gags éculés et piètre écriture… pourtant il y a quelque chose qui s’en dégage… ah oui un semblant d’histoire. Pas comme dans…

 

 

 

 

 

Projet X (2011)

Immondice found footage, ce Projet X qui a cartonné outre atlantique n’est qu’une farce. Prenez une émission MTV du type Mon Incroyable anniversaire et adaptez ça sur une heure trente sans gags, sans scènes majeures, sans but, bref sans intérêt. Le final totalement barré ne sauve même pas le film. Ce film et les critiques du jeune public me font comprendre que la jeunesse actuelle va très mal.

 

 

 

 

Cashback (2006)

Une petite perle anglaise issue d’un court métrage primé aux Oscars qui mérite d’être vu. Troisième fois que je le vois et après avoir été scotché la première fois, déçu la seconde, j’ai été séduit à nouveau. L’histoire de Ben qui tente de sortir d’une période de rupture en tuant le temps (vraiment) en bossant de nuit dans un supermarché est une poésie filmique. Le film gagne en épaisseur en parlant d’art avec une certaine dextérité. La réalisation de Sean Ellis est assez incroyable et transcende l’histoire. C’est souvent beau, rarement niais et plutôt contemplatif.

De l’introduction au ralenti au joli final en passant par des scènes où le temps s’arrête et transforme du nu gratuit en nu artistique, le film frôle toujours la limite de ses genres (comédie potache, comédie romantique, fable fantastique). L’utilisation de la voix-off peut rebuter mais elle donne l’impression d’avoir une confession nocturne de la part du héros. Magique.