Titre Durée
1. Nuclear Family 3:03
2. Stay the Night 4:36
3. Carpe Diem 3:25
4. Let Yourself Go 2:57
5. Kill the DJ 3:41
6. Fell for You 3:08
7. Loss of Control 3:07
8. Troublemaker 2:45
9. Angel Blue 2:46
10. Sweet 16 3:03
11. Rusty James 4:09
12. Oh Love 5:03
Durée totale : 41:44

Après avoir dévoilé une demi-douzaine de titres au public, Green Day semble certain de pouvoir créer la surprise et de vendre trois albums en 6 mois. Avec la peur de trouver une trentaine de titres non achevés, le public découvre enfin ¡Uno!.

Si Oh Love avait étonné tout le monde avec un rythme un peu lent et un aspect répétitif plutôt lancinant et correct, les autres titres ont eu un accueil différent. Let Yourself Go détonne quand Kill The DJ part dans une répétition malvenue. Verdict ?

Nuclear Family commence comme un bon vieux tube punk-rock qu’on connaît tous. La voix de Billie un peu delayée ouvre le morceau. Les guitares et la batterie sont typiques du genre, le refrain est plutôt frais. Dans nos oreilles se déroule une chanson plutôt sympathique et accrocheuse. Le schéma est tout simple, Green Day sait ce qu’il fait. Les petits changements de rythme au détour d’une parole est plutôt bienvenue. Premier titre encourageant.

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Stay The Night commence comme une chanson que l’on connaît tous sans savoir laquelle… Je trouverai un jour. Le chant de Billie est copié collé d’une précédente chanson du groupe et le refrain , s’il est agréable à la première écoute, devient vite gonflant vu que la chanson commence sérieusement à se répéter aux deux-tiers en se rallongeant avec des breaks  et le refrain (simplifié comme souvent dans l’album).

Carpe Diem continue sur la lancée avec des guitares bien vivaces. Encore une fois, elle ressemble furieusement à une autre chanson… laquelle?…

Gros gros morceau, Let Yourself Go n’a pas que des adorateurs. Si certains la trouvent répétitive (décidément), je trouve personnellement qu’elle est une compo redoutable. Oui le refrain se répète beaucoup mais il est énergique, concis, bref rock.

Lyrics, batterie, riffs, tout est parfait, à fond et carréement entraînant. Le refrain simplifié au maximum (décidément). Gros coup de coeur pour cette piste !

Kill The DJ a un petit côté Brit Pop, pop-rock à la Killers intriguant. Encore une fois, le point négatif est le refrain simpliste. La chanson est totalement différente des précédentes, on sent que le groupe souhaite encore aller en terrain inconnu.

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On revient en terrain conquis avec Fell For You aux accents de Last American Girl. Compo plutôt sympathique quand Loss Of Control revient à l’énergie de Let Yourself GoDookie a un petit frère ?

Troublemaker commence comme I Wanna Secret Family (With You) de The Offspring. Enfin presque. Le morceau répète un riff de guitare pendant trois minutes, rien n’est accrocheur, la mélodie est loin d’être extatique. heureusement Angel Blue vient nous réveiller.  La voix toujours un peu « mégaphone » de Billie est là, on ressent des petits moments à la Nuclear Family mais le morceau est énergique et se démarque du reste. Le refrain est déjà plus travaillé et le rythme ne faiblit jamais.

Sweet 16 est une petite bluette, une parenthèse légère, une compo peut-être plus travaillée que la plupart des chansons mais carrément inoffensive sur le côté énergie comme Last Night On Earth ou Restless Heart Syndrome sur 21CB avec des guitares en plus. Rusty James se rapproche de Angel Blue  dans le côté gros rock stadium des deux précédents albums sans le côté dantesque justement. On sent que la chanson est faite pour être jouée et non pas vécue… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre mais les chansons des deux opéras rock du groupe sont calibrées pour avoir une histoire et un rythme propre et chaque chanson semble comme une partie d’un tout et même à l’intérieur de la chanson on sentait des cassures. Ici Viva La Gloria ou Letterbomb ne sont pas loin sans le côté théatrâl !

Oh Love conclut l’album. La chanson est en totale décalage avec les précédentes pistes dans les premières secondes mais quand le rythme s’emballe, on dandine de la tête et on tape du pied.

Album d’une redoutable efficacité, redite ou simplement album rock bien produit, on ne sait pas vraiment quel mot employé… J’aurais tendance à dire que l’album offre de belles choses sans atteindre une perfection de métronome de American Idiot. Les titres mis en avant ne sont pas les meilleurs et tendaient à penser que le groupe allait proposer trois albums vite faits bien faits. Pour l’instant ¡Uno! est plutôt bon. Personnellement, j’ai beau aimer le groupe je ne pourrais donner mon avis sur leurs premiers albums que je n’ai pas vraiment écouté d’une oreille attentive. Toujours est-il que le retour à un son plus proche de Dookie et Nimrod semble plaire aux fans.