Titre VO : In Time

De Andrew Niccol (Gattaca, Simone, Lord Of War) avec Justin Timberlake (Social network, Sexe entre Amis), Amanda Seyfried (Mamma Mia) et Olivia Wilde (House, Tron : Legacy)

Le concept était bon, le réalisateur plutôt pas manchot et le casting intéressant. Au final, le film manque un peu d’ambition mais il est fidèle aux films de Weir, intelligent et divertissant.

Le temps est devenu la monnaie d’échange. A partir de 25 ans, notre année de temps commence à s’écouler, on l’échange contre des biens, on augmente notre pécule en travaillant ou transférant de main à main. Quand Will Salas (Justin Timberlake) est accusé du meurtre d’un riche homme d’affaires (Matt Bomer), il doit s’enfuir en prenant en otage la charmante Sylvia (Amanda Seyfried). Ils seront poursuivis par Raymond Leon, gardien du temps (Cillian Murphy).

Le casting est plutôt sympathique, on retrouve aussi Olivia Wilde qui joue la mère cinquantenaire de Will et Johnny Galecki (Léonard de Big Bang Theory, dans un rôle à contre emploi qui prouve qu’il sait jouer autre chose avec talent) en pote de Will.

Le concept est expliqué dans les cinq premières minutes du film et jamais on ne remet en question le procédé car tout semble cohérent, les échanges se font rapidement, proprement, les règles de ce monde sont simples même si on se demande pourquoi il n’y a plus de réglementation tellement cette monnaie parait facilement volatile à l’image des voleurs de temps (Alex Pettyfer, Numéro 4).

Si le film aurait pu se transformer en course poursuite de base en oubliant le concept, ce n’est pas le cas ici avec toujours des enjeux liés au concept qui permette de rendre le métrage plus consistant.

La course contre le temps porte très bien son nom notamment dans la scène où Will rejoint sa mère Rachel pour lui donner un peu de son temps (dit comme ça…). Scène que l’on retrouvera un peu à la fin du film dans un suspens identique qui, même dans sa forme la plus simple, souligne bien que l’on court après le temps.

Amanda Seyfried est charmante. Elle est jolie, craquante, sait très bien courir avec des talons. La femme parfaite quoi. En plus, elle n’arrive pas à se faire Justin… ah bah non, pas le temps ! Son duo avec Justin est bon, d’ailleurs ce dernier confirme tout le bien que je pense de lui depuis cette année (il a sorti trois films en un an)

Peter Weir est spécialiste du film intelligent au concept novateur (Gattaca, Simone étaient deux films de SF parfaits) mais n’élève pas Time Out assez haut pour qu’il soit dans les meilleurs films du genre. Honnête divertissement, film qui permet d’ouvrir le débat sur certaines notions de partage, de communication ou de gestion du temps, Time Out a assez de matière grise pour que l’on ne s’ennuie pas devant mais Il manque un peu de réflexion et de profondeur. Il se situe entre le blockbuster décérébré et le film d’anticipation cérébral.

Et Matt Bomer est vraiment trop beau pour être gay.