Film de Steven Soderbergh (Ocean’s Eleven, Traffic, Solaris) et avec Marion Cotillard (La Môme), Matt Damon (La Mémoire dans la Peau), Laurence Fishburne (Matrix, Les Experts), Jude Law (Alfie, Gattaca), Gwyneth Paltrow (Iron Man, Shakespeare In Love), Kate Winslet (Titanic) et Bryan Cranston (Malcolm, Breaking Bad)

Un réalisateur un peu auteurisant qui s’attaque à un film de virus est une chance d’avoir un film très réaliste et donc flippant. C’est presque un pari réussi tant Contagion est terriblement crédible.

Soderbergh qui fait un film catastrophe ? Pourquoi pas… Avec un casting de malades ? Question crédibilité, ça peut être désastreux.

Alors effectivement Contagion est un film ultra réaliste, peu spectaculaire, intelligent mais clairement allégé en scènes de tension. Cela n’affecte en rien le rythme du métrage qui est vraiment régulier, jamais ronflant, mais Contagion peine à passionner malgré les efforts des acteurs tous très bons.

On suit avec intérêt la propagation du virus et les enjeux politico-médicales de la situation mais intérêt ne veut pas dire passionnant. Tout parait trop fluide et on se demande si quelque chose va arriver dans les cinq minutes et plus on avance, plus on se dit que tout est très bien troussé et que le dessein de Soderbergh était peut-être ça. Il évite tout sensationnalisme en brossant toutes les facettes d’une contamination. Le frisson nous parcourt à chaque scène « réelle ». On se rend compte rapidement que chaque jour, tout ce que nous touchons est touché par des milliers d’autres personnes et qu’un simple rhume comme tout autre chose peut rapidement se propager.

Cette touche réaliste frôle la paranoïa quand tout ce que Soderbergh montre est affreusement crédible, possible, vérifiable et vérifiée. Le film reste à hauteur d’hommes et jamais l’histoire ne devient « too much ».

je ne sais que penser du film, la résolution est presque trop facile et Contagion se termine un peu en eau de boudin. En évitant une morale ou une situation salvatrice, on avait presque oublié que les films n’ont pas obligation de finir sur une note extrêmement bonne. Dommage cependant car on sort de la salle en remontant son écharpe sur son nez et c’est tout… Rien à dire vraiment de plus… le film ne contaminera pas les critiques. La peur restera là où elle est. Le film restera confidentiel… comme un peu tous les virus que le gouvernement inocule et guérit (via la distribution d’eau publique comme dans le film…). Enfin je dis ça, je dis rien.