No. Titre Durée
1. « Valkyrie Missile » 6:39
2. « Distraction » 5:36
3. « Do It for Me Now » 4:33
4. « The Adventure«  5:12
5. « A Little’s Enough » 4:45
6. « The War«  5:07
7. « The Gift » 5:02
8. « It Hurts«  4:14
9. « Good Day » 4:30
10. « Start the Machine » 4:11
Durée Totale : 49:48

Pour sa 1ère composition, AvA impose déjà sa marque, on entre de plein pied dans son univers. C’est doux, c’est planant, c’est onirique, Valkyrie Missile fait évoluer son introduction et passe à la vitesse supérieure avec une montée en puissance du plus bel effet. La batterie, la basse, les sons additionnels, tout est intelligemment mis en place. Après 2 minutes 30, la chanson démarre avec un magnifique

Everyone, everyone will listen
Even if it hurts sometimes
If you will, come and hear the message
Everyone wants to learn to love again
Open up and come alive if you will
Can you hear my message?

Voici le premier message du groupe. Il est représentatif de leur ambition, le message est clair.
On sent déjà l’empreinte que veut laisser le groupe et les sujets, émotions et sensations qu’il veut transmettre. La chanson est entraînante, belle, on sent le type d’univers sonore qu’AvA va expérimenter. Une minute d’outro conclut la chanson d’une forte bonne manière.

Distraction est décevante sur bien des points et on retrouvera dans les autres albums ce défaut, une ou deux bonnes idées sonores, musicales et une répétition agaçante qui tire en longueur la compo. Ici, le refrain a de la peine maintenir l’intérêt, la redondance peut plaire mais ce ne sera pas la meilleure de l’album ni du groupe. Pourtant elle est typiquement AvA avec sa longue intro, ses instruments en pagaille et un couplet plutôt bien rythmé.

[youtube yz2ykckmHwc&feature=relmfu]

La suivante est encore une fois cohérente avec l’univers sonore voulu dans cet album. L’introduction est encore une voix bourré de sons plaisants, on se croirait devant un U2 ou un Pink Floyd nouvelle génération (je ne compare pas les groupes, je les lie). Do It For Me Now a vraiment un rythme précis qui inscrit la chanson entre une ballade et une chanson rock efficace. Les paroles sont toujours positives, l’univers de Tom DeLonge est bien palpable loin de celui de blink-182 !

The Adventure est le premier titre du groupe, le préféré de beaucoup. Le groupe a fait d’autres morceaux très efficaces mais celui-ci est symbolique. Il regroupe tout ce qu’Angels and Airwaves veut faire passer. Le titre est pratiquement parfait, de la batterie omniprésente, du refrain entêtant, des cordes basse ou guitare du plus bel effet. The Adventure est avec Valkyrie Missile, les premiers sons signés AvA que le public a entendu avant la sortie de l’album à travers des vidéos teasers intriguants.

[youtube JMl8cQjBfqk]

A Little’s Enough est la première vraie ballade du groupe. Tom laisse durer sa voix sur cette chanson qui monte crescendo vers un refrain désynchronisé par rapport aux couplets.  La guitare est minimaliste. Le son fait très ballade 70s. Du même acabit qualitatif que Distraction, A Little’s Enough est d’une facture plutôt classique.

The War met la part belle à la batterie et à la basse dans une introduction assez courte qui laisse la place à un riff qui rappelle les bonnes heures de Box Car Racer (le side-project de Tom DeLonge). La voix de Tom est bourré d’effets, la chanson est très martial dans le rythme, ses « oh oh » dans le deuxième tiers nous rappelle que cette chanson termine les concerts d’AvA, que ce soit le pont de fin ou les « oh oh » que reprennent les fans avec plaisir, la chanson est indispensable aux sessions live du groupe. La chanson parle de la guerre (non ?) sujet qui touche vraiment Tom DeLonge.

[youtube IAklUagV28Y]

The Gift poursuit dans la lignée des précédents titres The Adventure ou Valkyrie Missile avec un rythme moins enlevé cela dit et un peu moins d’efficacité. Elle semble un fils illégitime entre les précédentes chansons entendues. On la connaît mais on ne la retient pas vraiment.

L’album a son tube radio : It Hurts. De l’introduction percutante, aux notes de basse inoubliables, aux retentissants et répétés « it hurts », au couplet préparant au refrain percutant, It Hurts est l’un des plus grands hits du groupe. Les paroles peuvent paraître un peu hors propos par rapport à ce qu’on a entendu rappelant plutôt les histoires adolescentes que blink-182 pouvait raconter à leurs débuts, même l’univers sonore semble sortir du lot par rapport à la cohérence de l’album depuis 8 chansons.

Good Day est du même acabit que The Gift ou Distraction ou A Little’s Enough, ni bonne, ni mauvaise, elle contient des éléments efficaces mais loin d ‘être bouleversants.

On conclut l’album avec Start The Machine qui expérimente des sons avec un rare plaisir. L’introduction façon boite à musique s’allie merveilleusement avec le battement de coeur étrange de la batterie. Tom pose sa mélodie qui prend les tripes rapidement. Les paroles rajoutant une dernière couche pour que Start The Machine permette à l’album de se terminer sur une note positive. STM est presque une sorte d’ultime message que Tom veut faire passer auprès des auditeurs de l’album. Oui AvA existe, voici ce que le groupe veut dire.
Les paroles sont simples et répondent presque aux premières postées plus haut en début de critique :

I’m on my knee, just one to start
A fresh new start, don’t be undecided
If love’s a word, that you say
Then say it, I will listen

Tom propose Angels and Airwaves, son univers, ses sons, si on n’adhère pas, on passe son chemin. Si on accepte cet univers, ce message, nous serons au milieu de quelque chose de beau, reposant, réceptif, démonstratif. Ce n’est que mon avis mais pour moi, AvA a su créer quelque chose…

L’album a cette qualité d’être relativement homogène et cohérent dans sa démarche. Il reste néanmoins anecdotique dans le sens où les chansons peuvent paraître moins percutante en écoute unique, en single, que si l’album est écouté d’une traître.
On verra avec I-Empire que le groupe a encore progressé et devient de plus en plus efficace.