[Critique] Paranormal Activity 3 (2011)

Film de Michel Onsenfout avec John Pasconnu et Jenny Joliecesttout.

La nouvelle franchise lucrative du film d’épouvante est désormais sur un bon timing. Chaque halloween, nous avons notre petit Paranormal Activity. Chaque film ayant un budget ridicule, il n’est pas difficile de rentrer dans ses frais.

Crie-t-on encore à l’arnaque ? Peut-on encore faire plus vide que le 2 ?

 

 

Place aux caméras VHS, l’histoire se passe en 88 et on suit la petite vie des soeurs Kristi et Katie que l’on voit dans les deux premiers films. Nous avons donc une préquelle, sûrement que le 4 sera en super 8 (non sans oublier le forma t 16/9 et un son dolby bien sûr…)

Je n’ai pas grand chose à dire si ce n’est que le concept est éventé si on s’intéresse au procédé. Après l’actrice un peu connue du 2, voici que l’on tente de créer du récit en empilant du found-footage du 2 expliquant celui du 3.

Jamais le point de vue de l’homme derrière la caméra n’est souligné, le spectateur ne voit que par la caméra tenue par le personnage, hors en réfléchissant, nous ne passons pas notre vie derrière l’oeilleton de la caméra quand nous marchons dans la maison à la recherche du bruit qui nous inquiète tant… je me trompe ? L’implication du spectateur averti est donc totalement annihilé par un procédé maintes fois utilisé depuis trois ans, la diègèse est artificiellement créé par ce choix de point de vue, notre angle de vision est donc réduit, tout comme la perception des personnages qui s’en trouvent totalement biaisée.

Diégèse ? Monsieur Wikipédia s’il vous plaît :

Dans une œuvre, on peut souvent distinguer plusieurs niveaux diégétiques :

  • le niveau extradiégétique : c’est le niveau du narrateur lorsque celui-ci ne fait pas partie de la fiction (par exemple narrateur omniscient), sait tout ce qui est extérieur à la fiction ;
  • le niveau diégétique ou intradiégétique : c’est le niveau des personnages, de leurs pensées, de leurs actions ;
  • le niveau métadiégétique ou hypodiégétique : c’est lorsque la diègèse contient elle-même une diégèse, par exemple un personnage-narrateur ;
C’est toujours très intéressant d’étudier la diégèse dans les films surtout quand on utilise le found footage comme pour Paranormal Activity, Blair witch et j’en passe et des sûrement meilleurs.
(scène qui n’est pas dans le film)
Le scénario en lui-même est basé sur un concept tout aussi fort : l’endormissement du spectateur puis le sursaut. Le plus effrayant restera le personnage qui sort du placard, rien de plus. J’ironise à moitié mais comme pour le 2 seule une scène sort du lot et contient une mécanique basé sur le « too much » mais aussi le surprenant, l’invraisemblable.
SPOILER
Sur un panoramique de la caméra nous voyons le personnage sortir de la cuisine pour aller vers le salon puis quand la caméra et le personnage revient dans la pièce, elle est vidée de ses meubles. Deux secondes plus tard, tout le mobilier et objets tombent du plafond.
FIN SPOILER
Quand il arrive ce genre de scène on sait deux choses, que l’on a survécu pendant 1 heure 10 à une suite de scènes où un objet bouge et qu’il reste dix minutes où on va assister à la fin « too much ». Je regrette encore de savoir que Spielberg lui -même a ordonné une fin aussi bancale que celle du premier film… L’ajout d’un élément fantastique hautement démonstratif, le film avait perdu sa puissance évocatrice s’il en est.
Si vous avez autant flippé pendant le 2 que le 1, allez voir le 3 mais je vous conseille quand même d’autres films plus flippants comme… comme… euh, j’ai jamais eu vraiment peur au cinéma :'(
Le 3 a rapporté quasiment autant que le premier, on va donc avoir un quatrième épisode rapidement pour le plaisir des fans…

About The Author

Thomas Wachnicki

Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

2 Comments

  1. je trouve ta critique facile. En ce qui concerne les peurs, les dix minutes « platoniques » puis le coup de « too much » pour faire sursauter, je suis d’accord. Cependant ce concept ne me dérange pas. En effet je trouve qu’il peut tout aussi bien être mal réaliser que bien réaliser (un exemple pour moi du cliché utilisant ce genre de mécanisme: La dame noire). Dan P.A. les dix minutes de blanc sont utiles. D’une part on a un éclaircissement sur le scénario ou bien une short-introduction de la prochaine scène d’épouvante, puis le suspense, que j’entend au sens de rebondissement. Pour moi ces rebondissements montrent les différentes capacités qu’a le démon pour interagir avec notre monde. Bien entendu les épouvantes, les procédés du démon, sa violence montent en crescendo dans les 3 films. Mais plus on avance vers le 3 plus je trouve ces apparitions flippantes et humaines. Ce qui le ramène d’autant plus dans notre monde mais sans la faiblesse de pouvoir être vu, comme nous autres. Je ne me suis jamais ennuyé dans aucune scène. Savourant presque les moments du film en journée ou l’intrigue se démêle un peu (zoom sur la vie de famille, anecdotes paranormales) tout en sachant que dans le 2 et le 3 le mal agit même le jour.
    Je dois être un peu maso mais j’ai adoré les 3, j’ai envie de voir le 4 et pourtant ces phénomène me font vraiment flipper post-film chez moi.
    Vivement le 4.

    PS: Si tu n’a jamais peur au cinéma ne regarde pas un film d’horreur là bas car tu vas te le gâcher et perdre de ton argent. Et si les films d’horreur ne t’atteignent pas en général ne les critique pas !

    Réponse
    • Ta critique sonne juste si on veut aller plus loin dans le scénar’ mais globalement je trouve que les prétextes sont de moins en moins intéressants, on tente de construire un drama horrifique autour d’une cellule familia sur les 3 films mais ca ne marche pas plus.
      Je ne pense pas que le 2 et le 3 se passent durant le meme jour sachant que le 3 est un préquel
      Sinon je continuerai à alelr voir et critiquer des fims d’horreur meme si je n’ai jamais peur, ce serait trop facile de trouver un film bon sous prétexte que j’ai eu peur ^^ ca ne fait pas tout

      Réponse

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