Film de Michael Bay avec Shia Labeouf et toute la clique des deux premiers + Patrick Dempsey (Grey’s Anatomy) mais sans Megan Fox.

Après un numéro 2 considéré comme indigeste par un grand nombre de critiques, Bay tente de réinventer son concept en instaurant une 3D et renouveler sa façon de concevoir son univers. Il promettait un film 3D époustouflant, généreux et bon. Que de promesses…

Non le film n’est pas mauvais, encore faut-il que l’on aime ce genre de film pour avoir un avis constructif déjà. Oui j’aime les deux premiers films, c’est totalement barré mais ça assume totalement. Après tout, c’est du Bay, on ne va pas chercher à comprendre. Quand il a osé faire un film “correct”, (The Island), ça n’a pas du tout marché.

On retrouve donc Sam Witwicky en ménage avec Carly (jouée par Rosie Huntington-Whiteley), une petite blondinette physiquement intelligente. Le premier plan est d’ailleurs une contre-plongée sur ses fesses… subtil le Bay, subtil.

Après une scéne introductive purement SF et très bien foutue, on passe une grosse demie-heure à suivre les tribulations d’un Sam en recherche d’emploi. Et oui, c’est aussi son histoire, Transformers ! Après le lycée, la fac, voici les temps durs de la vie adulte.
Le film se partage alors en deux parties, une partie film potache, comico-comique avec des robots pour ensuite glisser vers un film de robots comico-SF avec des humains.  Le contexte est encore une fois la découverte de quelque chose qui va mettre en péril le monde, ou plutôt Chicago ici. D’ailleurs, Chicago a été préféré à New-York et Los Angeles qui n’en pouvaient plus d’être la cible de toutes sortes de menaces.

Si pendant une heure quinze, nous avons le droit à du pur Transformers avec morceau de bravoure, blagues, couchers de soleil en pleine journée ou ralentis, la seconde heure quinze est un mix assez jouissif entre la Guerre des Mondes de Spielberg, Skyline et… bah Transformers 1, la scène finale dans les rues.
La violence des attaques des Decepticons est assez étonnante, les corps disparaissant comme dans le film de tonton Steven. Il y a une ambiance de fin du monde  qui a pu être ressenti dans le très contesté Skyline, que j’ai trouvé sympathique au demeurant vu le budget 10 fois inférieur à T3 !

Bref, pour en revenir aux qualités du film, il y a un effort dans la 3D appréciable, certains plans larges sont bluffants mais le reste n’est pas folichon. Rien en profondeur, rien en proximité, même le plan fabuleux d’Optimus Prime vers le ver géant pouvait prétendre au plan 3D de l’année. Verdict : peut mieux faire. Les pubs Haribo et M&M’s sont encore de franches réussites niveau relief.

Carly a un rôle plus intéressant que Mickaela (Megan Fox) et parvient même à devenir autre chose qu’une poupée gonflante. Dommage que niveau crédibilité, on touche à chaque fois à la maestria. Courir deux heures avec des talons, c’est impossible.
Shia Labeouf est toujours excellent, expressif, bondissant, réactif, cet acteur est vraiment intéressant !

Patrick Dempsey reste un faire-valoir qui trouve finalement une place vers la fin du métrage sans exceller. John Malkovich ne sert absolument à rien et on se demande ce qui a bien pu le faire venir sur le projet.

Au final, il reste quoi à part des robots qui se mettent sur la gueule, des plans sur la plastique de Carly et Shia qui joue toujours aussi bien ? Des semi-twists un peu foireux et un ennui palpable pendant ces 2 heures 30. Il n’y a rien de surprenant tant scénaristiquement que techniquement. On se prend toujours autant d’affection pour Bumble Bee par exemple mais ça reste assez linéaire ! Ca reste du Transformers pur jus et le 2 parait presque beaucoup plus fun. La gravité qu’on peut avoir dans ce troisième épisode rend le tout plus “mature” mais on est loin d’une totale réussite. Il reste les gimmicks de Bay qui en font un “film de Bay” justement et les détracteurs le savent bien !