Film des Frères Farelly (Mary à Tout Prix, Dumb and Dumber), avec Owen Wilson (Starsky et Hutch), Jenna Fischer (The Office) et Christina Applegate (Mariés, deux enfants).

Les Frères Farelly reviennent avec une comédie ni potache, ni hilarante maisp lutôt grinçante.

Deux quarantenaires voulant réveiller la flamme de leur couple sont en passe de devenir plutôt lourdingues qu’entreprenants. Leurs femmes leur donnent donc un Hall Pass, Bon à Tirer, une semaine OFF Mariage.

Ni une, ni deux,les deux compères, Owen Wilson et Jason Sudeikis, préparent leur semaine de folie.

On aurait pu s’attendre à und éluge de comédie salace, aux gags ras de la ceinture mais en fait, il n’en est rien. Leur semaine de folie est extrément calme. Les Farelly Bros à qui on doit Mary à Tout Prix, Fou d’Irène ou encore L’Amour Extra-large écrivent et réalisent un film ultra-plat dans les gags et l’ambiance. Jamais un gag ou une réplique ne viendront dépasser le cadre stricto-sensu de la comédie. Ce n’est ni une comédie trash, ni une comédie grasse, ni une comédie cérébrale, c’est un film très sympa mais nullement hilarant, ennuyeux, gros, absurde.

Les frères Farelly ont toujours proposé des comédies au concept assez fort mais pour Hall Pass, ils ne parviennent jamais à élever leur film à un genre pur et dur. Deux gags sont sexuels, le reste est assez sage si on excepte deux pénis et une paire de seins (de la splendide Nicky Whelan, aperçue dans la saison 9 de Scrubs) .

Le film fait défiler les jours (avec le gimmick sonore de la série Law And Order) et on se rend compte que jamais les deux personnages ne vont se lâcher. Même l’apparition du sympathique Richard Jenkins (Papa Six Feet Under et papa dans Waiting For Forever que j’ai reviewé il y a quelques jours) dans un rôle décalé apporte juste un peu de fraîcheur pour tirer le film vers le haut.

Depuis Mary à Tout Prix, les films Farelly sont de moins en moins acides et de plus en plus adulte. Hélas peut-on dire ! Il y a un potentiel énorme. Certes on se serait retrouver avec un film potache plutôt qu’à une comédie estivale.

Par rapport au concept, les Farelly nous servent aucune morale car les personnages vont quand même au bout de leur volonté et ça fait plaisir de ne pas avoir une fin heureuse totale. En ça, Bon à Tirer (titre français sympa !) s’en tire avec les encouragements. L’histoire est presque cruelle, grinçante et étudie les moeurs d’aujourd’hui avec un certain sens comique finalement. Les Farelly ont toujours étudié les facades les plus noires de l’être humain dans leurs films et avec Bon à Tirer, cette tentative ne restera pas dans les annales. Ce sera à coup sûr, le pire film des frères.

Le casting est sympathique, Owen Wilson, fidèle à lui-même, est accompagné par Jason Sudeikis (SNL, 30 Rock…) qui aurait pu être le frère de l’excellent Ed Helms (The Office, The Hangover). Jenna Fischer et Christina Applegate  incarnent des femmes mûres avec efficacité et charme. A noter la présence furtive de Vanessa « Code Lisa » Angel  et d’Alyssa Milano dans un tout petit rôle, deux fantasmes d’ado qui hélas ne restent pas dans les mémoires.